Microsoft Azure : le cloud computing universel

Janvier 2016

Vous entendez bien souvent parler « d’Office 365 », du « Cloud computing » ou simplement de nuages. On vous rabat les oreilles avec cela et tout le monde y va de son article au sujet du cloud. Mais il y a un environnement qui regroupe tout. C’est la mine d’or des entreprises. C’est un lieu imaginaire qui regroupe des applications biens réelles. Il n’y a pas de frontières dans cet environnement : on y parle le « JavaScript », le « Ruby », le « Python » et bien plus. On se présente avec « AAD » ou « Facebook » et pourquoi pas avec ses propres identifications.

Dans ce monde, on peut créer des machines, des services, des sites, des bases, etc. C’est un environnement qui s’affranchit des batailles d’OS et de marques ; on y trouve aussi bien des Linuxiens que des Windowsiens et on croise des applications Google comme celles pour Apple. Les données transitent depuis MySQL à Oracle ou MSSQL.

C’est bleu, c’est … AZURE.

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AZURE c'est tout un monde

AZURE est composé d’une gamme de services cloud intégrés : analyse, puissance de calcul, base de données, fonctions mobiles, mise en réseau, stockage et services web. AZURE, c’est l’offre Cloud de Microsoft.

AZURE c’est le lieu d’hébergement dans lequel vous pouvez déployer une partie de votre infrastructure numérique. Microsoft parle de « l’utility computing », c’est-à-dire l’ensemble des ressources IT non spécifiques, mais essentielles. Il faut comprendre que ce cloud doit être pensé comme une véritable extension du système d’information local avec des machines virtuelles, du stockage et du réseau. C’est un moyen de rendre accessible de partout une partie des données et applications, du moment que vous avez une liaison vers Internet.

AZURE prend en charge un large éventail de systèmes d’exploitation, de langages de programmation, d’infrastructures, d’outils, de bases de données et d’appareils. Exécutez des conteneurs Linux avec l’intégration de Docker. Créez des applications avec JavaScript, Python, .NET, PHP, Java et Node.js. Déployez des Back-end pour des applications iOS Androïd et Windows.

Entrer dans AZURE

Pour entrer dans AZURE, un simple navigateur Internet suffit. Utilisez Internet Explorer de Microsoft ou un navigateur motorisé « Mozilla » comme Firefox ou Chrome. Les applications de supervision d’AZURE prennent en considération le type d’appareil appelant et l’administrateur peut y accéder avec une tablette, un poste de bureau et un smartphone. L’objectif est de regrouper les multiples services et options d’une application sur une interface unique.

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Il ne faut pas voir AZURE comme une plateforme isolée de votre informatique interne et de votre système d’information mais comme son extension. Pour faciliter le mode hybride (local et cloud), vous disposez d’un service d’annuaire d’entreprise et d’authentification AZURE Active Directory (AAD). C’est une extension de votre Active Directory local (AD) que vous pouvez synchroniser avec votre environnement AZURE.

Serveur WEB

Il est fort à parier que la première application dans AZURE soit votre site WEB.
Le service Sites Web repose sur le serveur internet IIS et supporte ASP.Net, Node.js, PHP et Java. Il supporte les Framework .Net 3.5 et 4.5, PHP 5.3 et 5.4. Grâce à cette ouverture, migrer un site PHP sur AZURE est d’une grande facilité (parfois avec un peu de modifications). Vous déployez votre site dans AZURE comme vous le feriez en local. Par exemple, il est possible de publier un site, avec Git, WebDeploy, TFS, FTP…

Vous avez accès au tableau de bord de votre site Web où s’affichent toutes les informations de l’activité : temps CPU, requêtes, les données entrantes et sortantes, les erreurs % et l’occupation en Mo. L’option de la montée en charge automatique peut s’appliquer à votre site Web. Cette fonction permet, automatiquement, de provisionner (et enlever) des ressources supplémentaires pour que votre site web continue à fonctionner normalement même en cas de pic de fréquentation. C’est très pratique mais attention au coût.

Entrer en douceur

Pour entrer en douceur dans AZURE, le choix va se porter sur le « IaaS ». Rappelons que le « IaaS » est l’acronyme anglo-saxon du service d’infrastructure ; en clair, vous louez dans le Cloud une machine avec un système d’exploitation pour l’utiliser avec vos propres logiciels. Ce modèle d’exécution permet de migrer en douceur des applications métiers ou de déployer un environnement serveur sur-mesure. Avec le « IaaS », vous profitez de machines virtuelles à la demande, sans les contraintes matérielles et de temps. Vous pouvez ainsi déployer et exécuter les applications existantes en contrôlant totalement la machine virtuelle.

C’est vers cette solution que s’oriente SILOG pour offrir un passage en douceur de ses solutions ERP à ses clients.

Pour créer une machine virtuelle, vous avez trois possibilités :

  • Création rapide : on crée sa machine de bout en bout
  • Depuis un disque VHD
  • Depuis la galerie (VM Depot) : choix d’une machine pré-configurée

La fonction de chargement (Upload) est particulièrement pratique quand vous souhaitez migrer tout ou partie de votre infrastructure de vos serveurs vers le cloud. Vous pouvez transférer un VHD (disque virtuel) issu d’une machine virtuelle de votre structure locale ou d’une « aspiration » d’une machine physique vers un environnement virtuel. Les outils « Microsoft Virtual machine converter » et « 2TWare Convert » sont là pour vous aider.

Les services « IaaS » d’AZURE ont évolué depuis leur apparition. Au-delà des fonctions normales de gestion des machines, là, vous avez des dizaines d’environnements préparés sous Windows et Linux. « VM Depot » est un catalogue de machines pré-configurées que les communautés enrichissent régulièrement. Windows Server (2008 R2, 2012, 2012R2), SharePoint, SQL Server, Biztalk Server, Visual Studio (pour les abonnés MSDN). Par exemple, pour SQL Server, vous pouvez déployer les versions 2008, 2012 et 2014 et choisir l’édition désirée (Data Warehouse, Enterprise, Web, Standard). Là encore, ce large choix facilite la migration de votre infrastructure vers le cloud ou la mise en place d’une infrastructure hybride.

Le SLA (qualité de service) est de 99,95 %. Il s’agit d’un SLA mensuel. Pour toutes les machines virtuelles accessibles sur Internet et comportant au moins deux instances déployées (dans le même groupe), AZURE assure une connectivité d’au moins 99,95 % du temps.

Pour ce qui est de la tarification, vous allez payer la machine virtuelle selon le type de machine, la localisation et le type d’instance utilisée. D’autre part, si vous déployez une solution serveur, par exemple, SQL Server 2012, vous allez être facturé pour l’utilisation de SQL Server et de Windows Server.

Applications dans AZURE

Une fois que vous serez à l’aise avec l' »Iaas », vous irez vers les Cloud Services AZURE. C’est un ensemble d’applications que vous développez ou que vous achetez. Vous déploierez et mettrez en production vos applications. Pour profiter de ces avantages, ces applications doivent se conformer aux bonnes pratiques logicielles qu’est entre autres l’indépendance de l’application et de l’OS. C’est une très bonne solution pour des nouveaux développements.

C’est AZURE qui gère tout le reste, notamment l’OS. Il se veut être une véritable boîte à outils pour la direction informatique. Le service d’application est composé de plusieurs briques qui peuvent être utilisées indépendamment les unes des autres. On retrouve SQL Database bâti sur les technologies de SQL Server mais pas seulement. Oracle, MySQL entre autres y sont également.

Parlons SQL

Il est évident qu’AZURE est intéressant pour les données. Que ce soit à travers un ERP, une CRM ou pour un serveur Web, il faut stocker et exploiter des données. Et quand on couple ces outils avec un besoin d’itinérance, on arrive à SQL et AZURE automatiquement.

Vous pouvez déployer SQL Server sur une machine virtuelle. Il est ainsi possible de se passer des contraintes matérielles et de disposer en quelques minutes des mêmes avantages que présente un SQL Server sur site. En effet, l’intégralité des fonctions d’origine, notamment les outils de BI comme SSIS, Analysis Services et Reporting Services, est disponible.

Les machines virtuelles supportent SQL Server 2008R2 SP2, SQL Server 2012 SP1, SQL Server 2014. Plusieurs éditions de la base de données sont disponibles : standard, entreprise, web, data warehouse. Ces versions sont exécutées sur Windows Server 2008 R2 ou Windows Server 2012. C’est dans ce mode de machine avec SQL que l’on peut envisager SILOG dans AZURE.

La solution base de données 100% cloud est le moteur de données relationnelles : « SQL Database » l’ex SQL AZURE. 3 éditions existent : basic, standard et premium. SQL Database est une vraie base de données « as a Service » – sans machine attachée – d’une capacité de 2 à 500 Go, hautement disponible, tolérante aux pannes. Si SQL Database est issu du même cœur que SQL Server, ils ne sont pas totalement identiques. Ils partagent le même modèle de développement, de données et d’outils, mais certaines fonctions sont absentes, notamment le Cube Olap ce qui gêne beaucoup le BI. Pour le moment SILOG ne préconise pas ce mode car l’ERP SILOG permet entre autres d’utiliser les fonctions de Business Intelligence (BI).

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Pour faire un mode mixte entre votre serveur local et AZURE, il y a SQL Data Sync. C’est la synchronisation des données bidirectionnelles de la solution SQL Database. Ce service permet de synchroniser les données sur les bases de données Cloud et sur site. La mise en place de la synchronisation ne nécessite aucune programmation et les connexions entre les différentes bases sont cryptées.

Le stockage

On a évidemment besoin de stocker des fichiers, des images et des backups même en étant dans les nuages. On connait tous le problème des espaces de stockage. La croissance des volumes de données est exponentielle : 35 Zettaoctets (Zo) d’ici à 2020 (1 Zeta = 1 Milliard de Téras = 1 000 000 000 000 000 000 000 octets).

Lorsque l’on évoque le stockage Cloud, hybride ou pas, on peut se poser la question de la sauvegarde et de la restauration des données. D’autant plus si vous devez coller à un PRA (Plan de Reprise d’Activité). Une politique de sauvegarde peut être mise en place dans AZURE avec des mécanismes comme le snapshot : le Cloud snapshot ou le Cloud clone. Ces fonctions permettent de maintenir une image des données cohérente dans le Cloud. Ces copies hébergées dans le Cloud AZURE permettront de redémarrer l’activité de l’organisation très rapidement. Le taux de transfert étant d’environ 1To / 15 minutes et de n’importe quel endroit.

Ces fonctionnalités offrent aussi la possibilité de publier des volumes à destination d’autres serveurs de test, développement ou partage avec d’autres entreprises sans altérer les données sources, ni mettre en péril la sécurité des données de production.
Une page très exhaustive décrit toutes les facettes du stockage dans AZURE !

Infrastructure physique

AZURE dispose de 2 datacenters en Europe (Dublin et Amsterdam).

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Microsoft a ouvert de nouveaux datacenters en Asie et Océanie (Shanghai et Pékin – opérés avec 21Vianet en Chine -, Japon et Australie) et en Amérique du Sud (Brésil). AZURE étant une plateforme Cloud mondiale, il est vital de disposer de datacenters dans les grandes zones géographiques pour être plus proche des utilisateurs et réduire la latence réseau, tout en améliorant les performances et la disponibilité. Chaque ouverture dans une zone géographique se réalise avec une paire de datacenters : 2 en Chine, 2 au Japon, 2 en Australie, excepté au Brésil où la géo-réplication se fait avec les datacenters d’Amérique du Nord.

AZURE en quelques chiffres

  • 2 millions de requêtes par seconde dans le monde
  • Plus de 20 000 milliards d’objets stockés dans AZURE
  • 15 datacenters
  • 57 % des entreprises du Fortune 500 utilisent AZURE
  • Plus de1 million d’utilisateurs de Visual Studio Online
  • Plus de 1 000 nouveaux clients par jour
  • La capacité de stockage et de calculs est multipliée par 2 tous les mois
  • Plus de 1 000 000 de bases de données SQL Database
  • Plus de 250 000 sites hébergés sur AZURE
  • 300 millions d’utilisateurs

Le prix

À tout moment vous avez une vue en temps réel de l’ensemble de vos consommations des services et de leurs tarifications.

Trois options d’achat :

  • Période d’essai

Cette offre gratuite est valable durant un mois et vous permet de bénéficier de 150 € de services AZURE. Chaque utilisateur ouvrant un compte AZURE bénéficie de cette période d’essai. Vous avez accès à l’ensemble des services AZURE, dans la limite des 150 €. Un excellent moyen pour découvrir AZURE et se familiariser avec la tarification du Cloud.

  • Les plans 6 et 12 mois

Si vous utilisez les services AZURE sur la durée, deux plans sont proposés : 6 et 12 mois. Vous pouvez en bénéficier à partir de 350 € /mois d’engagement. Ces plans permettent d’économiser jusqu’à 29,5 % sur votre facture mensuelle AZURE (comparée aux tarifs standards des services). Plus votre facture AZURE est élevée, plus vous économisez. Par exemple, au-delà de 29 800 €, le plan 6 mois vous fait économiser 27 %. D’autre part, si vous prépayez le plan, la réduction accordée est plus importante, de 22,5 à 32 %.

  • Une offre pour les gros consommateurs

Une offre est spécialement dédiée aux grands clients : l’accord entreprise. Dès 23 000 € annuels de consommation, cette offre est la plus appropriée. Vous pouvez déployer des instances spécifiques SQL Server, Biztalk Server, SharePoint et Oracle. Pour chacune de ces offres, une tarification spécifique est appliquée.

La facturation du stockage est calculée en fonction de la quantité quotidienne moyenne de données stockées sur une période d’un mois. Par exemple, si vous utilisez 10 Go de stockage durant la première moitié du mois et rien le reste du mois, vous serez facturé uniquement sur 5 Go et non 10. Le premier Go est gratuit. Les données rentrantes sont gratuites sur AZURE. Pour les données sortantes, les premiers 5 Go / mois sont gratuits. Puis les tarifs vont de 0,09 à 0,15 € / Go. Vous pouvez estimer la facture de vos services AZURE avec la calculatrice

Pour faciliter le transfert de licences et l’usage de certains logiciels Microsoft sur une machine virtuelle AZURE, vous pouvez utiliser « Microsoft Licence Mobility » via « Software Assurance ». Vous pouvez y souscrire si vous possédez des licences en volume. Cette licence mobile s’applique uniquement aux produits éligibles conformément au document « Product Use Rights ». Il est en revanche impossible de déployer un OS Windows client ou la suite bureautique Office sur AZURE.

Pour aller plus loin

Le site officiel Microsoft Azure
Une vidéo pour créer sa première machine virtuelle Windows
La documentation détaillée par service